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Sur ce blog, tout et rien... des critiques'd'un néophyte souvent), des photos, des humeurs et des gentilles folies, des souvenirs et des projets! Rien de bien compliqué ni trop fédérateur, simplement un bon moyen d'expression et de communication...bienvenue dans cette partie de ma tête!

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Une réaction

Pourquoi pleurer quand on doit construire sa vie ?

Pourquoi regretter ses choix ?

Pourquoi faire un bilan quand sa vie ne fait que commencer ?

Que peut bien vouloir dire cette nécessité ?



Lieu commun : dans la vie il y a des hauts et des bas !





La vie va vite, les bas se retiennent plus facilement que les haut, la tristesse s'exprime plus facilement que la joie. Le spleen se poétise mieux que le bonheur...



La vie va vite, c'est vrai, c'est donc une excellente raison de ne pas s'encombrer de doutes et de mauvaises espérances. Se souvenir est une belle chose, la nostalgie ne l'est pas ! Se lamenter du passé ne permet pas d'avancer. Pleurer les moments passés nous fait stagner, brouillant la vue et la raison.

Il ne faut jamais oublier d'où l'on vient ni avec qui nous sommes venus jusqu'ici mais il faut choisir avec soin ceux qui nous accompagnerons. L'amour parental est beau et sans conditions. Il est difficile et douloureux de croire que ton père soit réellement devenu un étranger à tes yeux et dans ton cœur. Tu pars du principe qu'il ne lira pas cette lettre et peut-être l’espères-tu au fond, mais penses-tu que la place publique soit l'endroit idéal pour lui exposer ton ressenti ?



Tu te poses la bonne question : « pourquoi ne l'accepte t'il pas elle ? » ce que je vais t'avouer ici, sur cette place que tu choisis pour pleurer, risque de t'affecter mais, comme toi, je ressens le besoin de l'exprimer, en particulier à la lecture de ce « bilan ».

 

Tu ne mentionnes à aucun moment l'amour que tu éprouverai pour cette fille et les termes que tu utilises dans ce texte semblentmême décrire que tu ne le ressens pas (il s'agit d'un ressenti à la lecture et non d'une étude universitaire).



« Aurélie qui d'un coup est entrée dans mon lit » s'interprète ainsi : juste une fille, un morceau de chair dans lequel jouir, un coup d'un soir, une histoire sans lendemain... interprétation appuyée par le propos qui précède : «  Mylène la magie l'écriture les films mes cousins nos conneries les nouveaux amis, indispensable a ma survie » Tu ne considères donc pas cette fille comme « indispensable à ta survie » ? Puis tu poursuis le propos par cette histoire d'appartement sans même évoquer la vie à deux. Un homme amoureux aurait dévoilé son amour voire sa passion par des termes élogieux, enflammés. Pour comprendre ton amour, s'il est réel, on aurait dû lire quelque chose comme «  puis il y a Aurélie, cette femme qui est entrée dans ma vie et fait battre mon cœur au quotidien, cette femme avec qui je cherche à m'installer mais, chaque fois qu'un appartement nous est refusé, c'est notre nid d'amour qui s'éloigne et nous chagrine ». La première personne du pluriel fait donc aussi défaut, il n'y pas de couple juste toi et elle à côté...

 

«  Elle qui sera responsable de lui offrir un petit fils ou une petite fille » Tu ne sembles pas tenir à faire avec elle des enfants, ce qui est censé être le fruit de l'amour, ici, tu la rends « responsable », on croirait une accusation qui efface totalement le verbe « offrir » qui suit, là encore, c'est elle qui offrirait et non « nous ». On à l'impression que si tu avais des enfants avec elle, ce serait par accident, par défaut voire par contrainte (la peur de l'âge certainement) ! Les enfants se font par amour pas parce qu'il le faut avant d'être trop âgé...

Les termes que tu utilises lorsque tu parles d'elle sont lourds de sens, l'inconscient trouve toujours un moyen de s'exprimer à nos dépends.

 

Tu nous écrit que tu es « fatigué de vivre cette vie » mais quel homme amoureux serait « fatigué de vivre cette vie » ? Quel homme, chanceux de partager l'amour qu'il porte à une femme, serait malheureux ?

 

L'amour de celle que l'on aime suffit à vivre plus fort, pas l'illusion et l'espoir d'une nouvelle vie ! Nous ne vivons qu'une seule fois mais nous grandissons, voilà tout. Il n'est certes pas aisé de grandir et de voir ses rêves d'enfants s'éloigner et plus difficile encore de devenir un adulte responsable, cela est même plutôt angoissant, mais ainsi va la vie. Je prends mon seul exemple, je suis au chômage et les finances ne sont pas au beau fixe mais avec celle que j'aime nous nous serrons les coudes, certains de nos capacités, nous ne baissons jamais les bras malgré les épreuves. Ce n'est pas la finalité qui est belle, dans la vie, ce qui est beau, c'est le voyage qui nous y mène.

 

Voici l'heure du moment le plus difficile de cette réaction à ton bilan, le moment de t'avouer les différentes raisons qui font que moi aussi je « ne l'accepte pas elle ». J'ai pleinement conscience du mal que je peut te causer, mais je crois qu'au fond, tu connais ses raisons...

 

Je ne puis me taire plus longtemps, ta complainte existentielle ayant lieu sur l'internet, visible de tous, je me permet de te répondre ouvertement et avec franchise, même si, crois-le ou non, c'est dur pour moi.

 

Tu évoques, dans ce que tu as intitulé « un bilan » des souvenirs d'enfance. Je me souviens, de mon côté, d'un Loïc rieur, plein de vie, fort malgré les moqueries. Je me souviens d'un enfant joueur qui s’émerveillait et surtout s'amusait de tout. Je me souviens d'un enfant qui portait sa famille aux nues, un enfant qui aimait partir en camping avec ses parents ou en vacances chez ses grand-parents, à Pontcarré comme en Normandie. Je me souviens d'un enfant unique qui considérait cousines et cousins comme des frères et sœurs avec qui il adorait discuter, imaginer, s'amuser... Je me souviens de ce Loïc qui voulait faire de la radio, qui se piquait de grands fous rires en imaginant des sketches, en les enregistrant ou en les filmant, en chantant des chansons et en racontant des blagues pleines de pipis, de prouts et de cacas. Je me souviens de toi qui pouvait rire et assumer les blagues les plus pourries comme les très bonnes... Je me souviens enfin de toi comme le cousin avec qui je pouvais être moi-même sans être jugé, le cousin que j'adorais retrouver aux réunions de famille...un être qui grandissait avec le sourire malgré une hypocondrie auto-déclarée.

Le Loïc d'aujourd'hui ne ressemble plus à cet enfant complice des mes délires. Le Loïc d'aujourd'hui semble effacé, terne, fermé, il n'a plus l'air d'assumer son penchant pour les blagues un peu scatos et les délires enfantins... tout de moins en présence de cette fille. Désormais, on se sent jugés avec la peur d'aborder un sujet qui l'insupporte et la ferait t'engueuler en public! Maintenant j'ai l'appréhension de te retrouver ou plutôt, j'ai l'appréhension qu'elle soit avec toi et c'est dommage.

 

Je crois que tu t'es enamouré d'une fille qui ne te convient pas, mais qui suis-je pour juger tes choix amoureux ? Je m'en vais cependant te décrire mon ressenti de cette fille pour, peut-être, t'aider à comprendre la situation que tu vis actuellement, celle que tu pourrais certainement appeler « solitude ».

 

J'ai vu cette fille à un mariage. Une belle cérémonie qui célèbre l'amour entre deux êtres, une journée de bonheur intense et partagé. Une journée de fête, une joyeuse réunion de famille. C'est au milieu de ce bonheur que j'ai vu cette fille se plaindre et pleurer comme une enfant ne supportant pas toute cette joie, gâchant alors ton plaisir de nous retrouver. Certaines choses semblent passer inaperçues et pourtant elles se voient et se ressentent.

 

Je l'ai revue à l'anniversaire d'un homme généreux qui nous à tous accepté et aimé comme ses petits-enfants malgré le poids de la mémoire de notre grand-père, qui nous manque toujours aujourd'hui. Une fois encore je l'ai vue pleurer, exaspérée de voir des enfants, tes petites cousines et petit cousin (et je ne parle pas de ces larmes à table à l'annonce de l'arrivée d'une petite cousine), je l'ai vue et entendue s'agacer de la longueur d'un repas de famille. Ce qui devait être un instant joyeux et de fête s'est transformé en quelque chose d'étrangement désagréable pour moi, témoin de ces attitudes impudiques, son langage déplacé et sa familiarité à mon égard. Le même jour, je l'ai vue te menacer de « te tuer » alors que nous discutions, juste parce qu'avait été évoquée la danse du cheval, un phénomène sur lequel nous aurions alors déliré comme autrefois, du temps où nous jouions innocemment des sketches d'Eric et Ramzy devant la famille. Je sais bien qu'il s'agissait là du sens figuré, mais cela a couper court à toute rigolade et j'ai alors eu la nette impression d'avoir perdu le complice de mes délires et qu'à présent, mes propos devaient être pesés avant d'être prononcés car ils seraient jugés par elle, celle qui dit t'aimer mais n'accepte pas tes délires et ta personnalité.

Je l'ai revue enfin une dernière fois, nous étions quatre autour d'une table, entre deux silence gênés dans une conversation vide, je l'ai entendue s'exclamer qu'elle restait chez tes parents « celle-là » !

 

Dès qu'elle est à tes côtés, je me sens observé, jugé et je me sens mal à l'aise, je ne suis qu'un « gamin » ayant trouvé « une deuxième mère au lieu d'une copine ». Mais il s'agit là de celle que tu as choisie, celle qui te fera ranger tes collectors de Mylène, ton idole depuis aussi loin que je me souvienne, dans un placard, celle qui te coupera de tes liens avec tes parents, ta famille, celle pour qui tu as renoncé a des amis sincères, celle pour qui tu semble avoir arrêté de prendre soin de toi, celle pour qui tu sombres plus fort qu'avant dans le désespoir. Je ne sais pas si tu es réellement amoureux d'elle et si cela est réciproque, je ne souhaite en aucun cas provoquer une quelconque rupture et encore moins créer un conflit entre nous, je souhaite que tu ne sois pas en train de te tromper et que votre avenir sois radieux. Je ne fais que te dire ce que je vois et ressens depuis sa présence, comme tu l'as fait dans cette « lettre à [ton] père ».

On dit que la première impression est toujours la bonne, malgré cet adage, j'ai essayé d'aller au delà, de laisser une chance à cette fille de montrer qu'elle n'est pas celle qui se plaint à un mariage, mais ce fut en vain. Elle n'a jamais su montrer un autre visage, elle n'a fait qu'empirer la vision que j'avais d'elle en la voyant te rogner à ce qu'elle veut que tu sois.

 

 

 

On ne choisit pas sa famille, celle que l'on construit, si !

Imagines ce que ton père peut ressentir s'il voit la même chose que moi. Comment pourrait-il être convaincu de ton bonheur ? Il est permis d'avoir des doutes sur un avenir ensoleillé si tu fais des enfants par contrainte ou par peur de l'âge avec une femme qui ne supporte ni ta famille, ni ce que tu es !

Pourquoi le Loïc blagueur et rieur que j'évoquais plus haut se ferme t'il lorsque une fille « est entrée dans son lit » ?

Tu as évoqué le souvenir de Papy François, qui nous manque et que nous portons tous dans nos cœurs, comment aurait-il perçu cette fille ? L'aurait-il accepté comme tu voudrais que tes parents le fassent ?

 

Je conviens que ton « hypocondrie » et le cap des 30 ans doivent te faire angoisser et que tu ressens le besoin d’accélérer les choses de la vie avant d'être trop âgé, mais avant de s'engager dans cette voie, une remise en question est essentielle. Faire un enfant par peur plutôt que par amour est une erreur, surtout pour l'enfant. Accepteras-tu de voir grandir ton enfant dans un foyer triste, dans une famille divisée ? Il faudrait une profonde et difficile remise en question, c'est-à-dire une réflexion qui ne donne pas tout les torts à celui qui «  après une dure journée de travail trouvait encore le temps  de se coucher dans [ta]chambre pour jouer aux soldats », celui que tu considérais comme « [ton] héros » et qui doit aussi certainement souffrir de cette situation.

Il serait plus sage d'avoir, avec lui, une discussion, privée, calme et posée, pour savoir, en toute franchise, aussi douloureux que cela puisse être, pourquoi il n'accepte pas celle qui sera « responsable de lui offrir » d’éventuels petits enfants...

 

Tu ne m'adresseras peut-être plus un mot après ceux que je viens de t'adresser mais saches que moi aussi « en écrivant j'ai fait la paix intérieurement ».

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